AvisPolar ; CHALLENGE SAN-ANTONIO : l'année de la moule (Ed. Fleuve Noir)

 


Bonjour, ce livre a été lu et chroniqué dans le cadre du Challenge San-Antonio que je relève sur Babélio.

Je pensais qu'à ce titre suggestif, on partirait plutôt sur une histoire grivoise. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert que ce n'était nullement le cas ! Le mari d'une ex à San Antonio lui donne rendez-vous à sa garçonnière pour lui avouer qu'il a tué sa femme. En se rendant tout deux sur les lieux du crime, le préposé mari nouvellement veuf découvre que c'est sa maîtresse qui a été tuée ! C'est sur ce quiproquo désarmant que démarre l'aventure.

Une fois de plus, le lecteur va être richement servi. L'imagination de l'auteur tourne à plein régime. L'intrigue est alambiquée mais toutefois maîtrisée. L'aventure se révèle assez complexe, avec des fausses pistes et un enchevêtrement d'événements. Malgré tout, le final est satisfaisant , on comprends vite et de manière logique comment, avec tous les indices semés en chemin, est résolue l'affaire en question et avec elle, arrive la solution de tous les problèmes.

Si l'histoire se laisse lire, je me désole de l'absence du gigantesque Bérurier qui ne fait qu'une brève apparition en début et fin d'ouvrage. Pour compenser ce manque, c'est Pinuche qui s'y colle, fidèle au poste et à San Antonio surtout, mais presque comparé à un toutou tant il ne fait que suivre le commissaire pas à pas tout en remontant les pistes. 

J'ai quand même pris du plaisir sur cette lecture. On retrouve ce rythme sinusoïdal si caractéristique, cette rhétorique littéraire virtuose, ses jeux de mots tordants et cet humour si particulier. Une lecture plaisante qui remplit parfaitement son rôle.

Bonne lecture amis lecteurs

Extrait : D'ailleurs, je vais écrire sa fonction "plancton" pour renforcer le fait. Faut jamais craindre. En faire trop, c'est encore rester loin du compte. Jadis, on pouvait nuancer. Mais Stendhal, c'est fini, je regrette. Intéresser, faut plus y compter : montrer, à l'extrême rigueur, à condition que ça soit gros, écrit au balai-brosse, avec du sang ou du goudron. 

Commentaires