Bonjour, ce livre a été lu et chroniqué dans le cadre du Challenge San-Antonio que je relève sur Babélio.
C'est un opus de cette saga que j'ai bien savouré. Pour une fois, notre fringant commissaire n'est pas le maître absolu du jeu. D'habitude, San-A est un mélange de James Bond et de génie de la déduction. Ici, il se fait littéralement balader par des adversaires qui ont au moins trois coups d'avance sur lui, ce qui a le don de bien l'énerver et de le faire mouliner du cerveau plus qu'à l'accoutumée.
Dard s'est bien amusé à malmener son héros. Le voir se faire empapaouter de cette manière lui donne l'air d'être vulnérable, et ça n'arrive pas si souvent ! L'entrée en scène d'Alexandre-Benoit est un modèle du genre ; il arrive pile au moment où la situation devient inextricable. Là où San-Antonio échoue avec finesse, Bérurier débarque avec son patois fleuri et son manque total de manières. J'aime beaucoup sa franche bonhomie ; c'est lui qui ramène l'équilibre et sauve la mise grâce à une chance inouïe.
Le contraste entre les néons de Hong Kong et les pavés de Rome permet une embarquée cinématographique. On sent que Dard aime changer de décors pour rythmer et dynamiser l'intrigue. Pour une fois, les échecs du commissaire casse la routine et relance l'intrigue. On voit bien que la relation des deux acolytes est à son apogée. J'apprécie beaucoup cette période où la langue de Dard est particulièrement inventive. Les métaphores sont grasses, le rythme est soutenu et l'humour est omniprésent malgré le danger.
C'est un roman qui prouve que même un superflic a besoin de son meilleur pote et d'un bon coup de main quand la machine s'enraye.
Bonne lecture amis lecteurs
Extrait : Bon, je gaze, pas te faire tarter avec de la barbe à papa, comme j'en sais des certains qui n'écrivent que pour causer ; quand je pense qu'on abat des arbres pour recueillir leurs incohérences, merde ! On ferait mieux de les y suspendre par le cou.

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