AvisPolar : CHALLENGE SAN-ANTONIO : Du plomb dans les tripes (Ed. Fleuve)

 


Bonjour, ce live a été lu et chroniqué dans le cadre du Challenge San-Antonio que je relève sur Babélio.

Nous retrouvons notre commissaire dans la région lyonnaise pendant l'occupation allemande. Il a été envoyé par l'Intelligence Service britannique pour liquider une espionne nazie. Mais la mission tourne mal, il est capturé par la Gestapo et attaché sur une scie qui est en mouvement lorsque nous commençons la lecture du roman. Il sera sauvé in extremis par un Polonais en fuite. Tout part de là, les aventures vont s'enchaîner et nous entraîner dans une aventure folle. 

Le roman mélange action, espionnage et résistance, le tout sous l'humour bien timide de notre écrivain qui affine là sa patte. On voit bien que c'est encore trop sérieux, les quelques phrases argotiques font l'objet d'une traduction en bas de page pour les non-initiés. 

Pour une fois, la violence et la torture sont montrées de façon très crues. Chose qui passera mieux avec l'humour dans les romans à venir. Espionnage et double jeu sont au programme sur fond de guerre et de résistance et ce, dans un climat délétère et un contexte d'une très grande noirceur. 

J'ai eu aussi cette impression qu'il jouait au jeu du chat et de la souris : il se fait capturer puis il reussi à s'échapper et s'évade afin de mieux se refaire capturer pour s'enfuir à nouveau ; Cette alternance qui est censée être pleine de tension ressemblait plutôt à une répétition ; je l'ai vue comme une avalanche de rebondissements à n'en plus finir.

Je n'ai pas spécialement apprécié ce tome, surtout raconté de façon assez sérieuse, qui se déroule pendant cette période assez sombre de notre histoire. Bien que racontée dans le jargon débraillé de San Antonio, on se rappelle quand même qu'il est question de Gestapo, de convois allemands et de mutilations. Heureusement qu'on trouve d'autres aventures de notre commissaire bien plus légères et nettement plus facile à lire ! 

Bonne lecture amis lecteurs

Extrait : J'y vais de mon plongeon. Et, brusquement, c'est le grand vertige, le grand frisson, le fin des fins. Il me semble que ma tête est séparée de mon buste et dévale les escaliers d'un building. Mon cervelet se balade dans mon crâne comme les boules de la loterie dans la sphère pendant le tirage. Ca craque dans la nuque, la scie me rentre dans la viande ; je suffoque. Puis c'est, tout à coup, comme une espèce d'explosion. J'ai un goût de sang dans la bouche.

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