AvisLittéraire : L'enfant sous les étoiles de Georges COULONGES (Ed. France Loisirs)

 


Bonjour, chronique de ce roman en retour de lecture.

1942, année charnière de la Seconde Guerre Mondiale. Nous sommes en plein dans les exécutions d'otages, l'invasion des Allemands dans la zone libre mais surtout de l'arrestation massive des Juifs.

Nous nous trouvons dans un petit village des Landes où évolue Millette, 17 ans. C'est à travers elle qu'on va en apprendre plus sur la conditions de vie de la jeunesse de cette époque, de toute cette communauté qui s'organise avec la Résistance, qui se mobilise contre l'occupant et la collaboration.

Ce livre est la suite de "La Madelon de l'an 40" que je n'ai pas lu, ce qui ne m'a pas empêché de suivre l'histoire. Par moment, il y a certaines références au roman précédent mais ça ne m'a pas gêné dans ma lecture. 

Ici, on sort du roman terroir pour plonger dans les sentiers plus sombres de l'Occupation. L'ambiance du village dans les Landes girondines offre un contraste avec la brutalité de la guerre. Dans l'atmosphère de cette année particulière règnent de manière omniprésente la peur et la nécessité de choisir un camp. 

Millette évolue dans ce contexte, partagée entre ses amours d'adolescente avec son engagement dans la Résistance. Le point d'orgue d'émotions vives arrive lorsque sa camarade Juive Odile se fait arrêter. L'auteur a voulu montrer les enfants comme étant acteurs de cette lutte par de petites actions telles que la désobéissance, ou encore par la protection de certains de leur camarade persécutés. 

J'ai bien aimé ce livre. Captivant, émouvant, il entraîne le lecteur dans un contexte historique particulier. J'ai vu cela comme un témoignage poignant du courage et de l'engagement de ces adolescent par temps de guerre. 

Bonne lecture amis lecteurs

Extrait : Le vent sifflait dans les grands pins au bout du pré. Son cri s'aiguisait entre les branches des troènes qui, le log du grillage, perdaient leurs dernières feuilles. Il s'enflait comme sous une poussée de colère, il s'apaisait, regonflait, se mêlant, dans la ferme des Lassalle, à la crécelle brouilleuse d'ondes londoniennes. 

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