AvisPolar : CHALLENGE SAN-ANTONIO : Votez Berurier (Ed. Fleuve Noir)

 


Bonjour, ce livre a été lu et chroniqué dans le cadre du Challenge San-Antonio que je relève sur Babélio. 

En vacances avec Félicie sa maman, San Antonio apprend la mort brutale d'un candidat à l'élection partielle. A peine le temps de se remettre de ce premier mort que s'en suit un autre mort, candidat lui aussi dans des circonstances toutes aussi troublantes. Il n'en faut pas plus pour que Antoine commence à s'intéresser sérieusement à l'affaire. Il va d'abord enquêter en privé avant d'être mandaté officiellement par le Vieux. San Antonio va être rejoint par Béru qui va encore une fois s'illustrer et peser de tout son poids dans la balance décisionnaire de son chef.

Pour une fois, je suis contente de lire que Bérurier est mis en avant dans ce roman. Lui qui est habitué au second rôle, ici il assume pleinement être le centre de l'attention. Ses défauts qualitatifs n'en sont que plus excessif : il apparait plus que jamais grossier et gargantuesque, mais doté d'un grand coeur. Pinuche fait sentir sa présence tout en sobriété, vu qu'il est malade, il se fait encore plus reléguer au fond de la classe, côté radiateur s'il vous plait. 

J'ai bien senti que Dard s'est amusé et a pris grand plaisir à critiquer les affres du monde politique par le biais de cette enquête criminelle. La langue inventive est présente, s'affine, argot et calembours sont présents mais de manière plus timorés. J'ai bien aimé ce titre, la gouaille de notre héros burlesque mais néanmoins ami Bérurier m'a bien plu. Son triomphe a été à la hauteur de sa réputation. San Antonio peut compter sur son ami, toujours fidèle à ses côtés.

Bonne lecture amis lecteurs

Extrait : Je sais bien qu'elle préfère rester ici. l'ambiance du Vieux Donjon, ça la botte, Félicie. Elle est avec des gens de son âge ; et puis on en se quitte pas. C'est rami, re-rami ! On se joue des petits cadeaux qu'on va acheter à l'Elégance Parisienne où l'on vend itou des frivolités. J'ai déjà accumulé deux ronds de serviette en bois blanc véritable, quatre porte-clés, un porte-plume à travers lequel on voit la mairie, le vieux donjon, le moulin et l'église de Saint-Turluru, et six cravates dont la plus belle représente une tête de cheval sur fond de haricots rouges. J'ai un instant d'indécision. Je suis partagé entre mon ennui qui confine à la neurasthénie, et mon désir de faire plaisir à m'man. Puis je me dis que du moment que nous ne nous quittons pas, son bonheur reste intact et qu'un coup de soleil sur la terrasse de Tétou ne fera pas mal dans le tableau des vacances.

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