Bonjour, ce livre a été lu et chroniqué dans le cadre du challenge que je relève sur Babélio.
Depuis que j'ai commencé ce challenge, je lis les opus de manière aléatoire. Et là je suis assez contente de tomber sur le tout premier volume de San-Antonio. On apprend que c'est le premier qui a été publié par un petit éditeur lyonnais en 1949 et réédité depuis par Fleuve.
Dans ce livre, nous avons deux histoires. C'est une véritable capsule temporelle puisqu'on est juste après-guerre, que le genre "hard-boiled" à l'américaine influence énormément son écriture mais décliné à la sauce Dard. C'est un polar sec, nerveux, mais très classique dans sa structure.
A cette époque, San-Antonio n'a pas encore trouvé sa "patte linguistique". Le style est très éloigné de ce qu'on connaitra plus tard, comme l'argot inventif, les néologisme, les métaphores et disgressions philosophiques.
Dans ces deux aventures, nous découvrons un commissaire "premier de la classe", très sage et surtout sans acolyte. Le détective est bien solitaire, fait face à cette violence brute et apprivoise les femmes fatales. Il est un homme d'action classique, élégant mais efficace. On est bien loin de la fantaisie verbale habituelle.
J'ai trouvé que le ton était clinique, presque froid. C'est ce manque de personnalité qui m'a déconcertée. Je n'était pas habituée à autant de "premier degré". Le commissaire se prend au sérieux, il est efficace, mais il lui manque cette humanité qui va arriver avec Bérurier et Pinuche.
Les codes du genre policier sont respectés et permettent de comprendre comment le commissaire San-Antonio s'est construit au fil de la série. Je suis heureuse d'avoir pu lire le premier livre de cet auteur qui en écrira plus d'une centaine.
Bonne lecture amis lecteurs
Extrait : Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San-Antonio. Et vous pourrez parier une douzaine de couleuvres contre le dôme des Invalides que vous avez mis dans le mille ; parce que je peux vous garantir que la chose est exacte étant donné que le garçon en question c'est moi.

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